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Culture et Bible propose . . .

Bernard Larricq
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Ecrire à l'auteur  Bernard Larricq  12 février 2011
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L’association oecuménique "Culture et Bible" a proposé cette année, à l’Atrium de Chaville :

- une exposition du sculpteur Pierre De Grauw (entrée libre),

- un CinéBible, regard chrétien sur le cinéma : trois séances de cinéma avec débat (tarif cinéma de l’Atrium : plein tarif 8€, tarif réduit 7€).

L’association rassemble des chrétiens des communautés arménienne, catholique, évangélique, orthodoxe et réformée.



Du vendredi 4 au dimanche 13 mars :
"Poésie des mots, Sagesse de la Vie",
exposition du sclupteur Pierre de Grauw :
sculptures, dessins et peintures sur les Psaumes.

Tout au long de son histoire, l’homme biblique a chanté dans des poèmes, - les PSAUMES – sa vie faite parfois d’angoisse, de misère mais aussi de reconnaissance et de louange au Dieu qui a fait alliance avec lui.
Ces « psaumes » révèlent une sagesse cachée que l’on peut deviner lorsqu’un artiste – aujourd’hui Pierre de Grauw - dessine sa vision du poème. Il ouvre ainsi pour nous une porte et nous fait entrer dans le texte pour entendre, en silence, la prière du psalmiste.

Le vernissage a eu lieu le vendredi 4 mars à 18h, avec interventions :

  • du pasteur Paul Doré, vice-président de l’Association Culture et Bible,
  • de M. Jean-Jacques Guillet, député-maire de Chaville,
  • du P. Hugues de Woillemont, président de l’Association Culture et Bible,
  • de Pierre De Grauw dont l’intervention, qui a explicité le titre de l’exposition "Poésie des mots, Sagesse de la Vie", est reproduite ci-après.

L’exposition est ouverte chaque jour de 14h à 19h, et jusqu’à 20h30 les 10, 11 et 12 mars.

Pour les groupes, contacter :
06 82 03 72 66
cultureetbible@sfr.fr

Voir le site de Pierre de Grauw en cliquant ici.

Intervention de Pierre de Grauw lors du vernissage.

Chers Amis,

Permettez-moi d’abord de remercier toutes les personnes qui ont rendu cette exposition possible :
Particulièrement le Père Hugues de Woillemont qui, au nom de l’Association « Culture et Bible », en a pris l’initiative,
Monsieur et Madame LARRICQ qui n’ont pas hésité à faire un déplacement en Bretagne pour y chercher mes grands dessins,
Monsieur le Pasteur Wagner qui, le premier, m’a fait découvrir la paroisse vivante de Chaville
et enfin la Municipalité de Chaville,
c’est-à-dire Monsieur le Maire
ainsi que toutes celles et tous ceux qui, par leur travail quotidien,
ont permis de réaliser cette exposition dans des conditions très agréables.

Je ne peux pas m’empêcher de relever aussi la présence parmi nous de François Boespflug. Professeur d’histoire comparée des religions (à l’Université de Strasbourg), spécialiste de l’iconographie chrétienne - et de « Dieu dans ses images » ! -
Il s’est toujours intéressé à mon travail et, en tant qu’ami, a tenu à nous rejoindre ici ce soir.

On me demande souvent pourquoi et comment la Bible est devenue la source principale de mon inspiration. La réponse est simple : j’ai fait de la peinture et du modelage depuis ma tendre enfance, comme on dit en France, mais parallèlement j’ai fait des études théologiques et bibliques aux Pays-Bas, terre de mes origines, comme vous avez pu le deviner à mon accent, - ô combien tenace !...
Au cours de ces années j’ai découvert ceci : l’homme vit dans l’Histoire parce qu’il vit dans le temps qui s’écoule irréversiblement.
L’homme peut se trouver dans plusieurs histoires en même temps ; mais il y a une histoire qui nous est commune à tous : c’est l’Histoire de l’Homme.
ET c’est cette histoire que la Bible raconte. La Bible est, certes, à la source des religions monothéistes, mais elle est aussi chef d’œuvre de la littérature mondiale, Chef-d’œuvre qui s’est élaboré au long de siècles et de siècles, de génération en génération, et qui relate, à travers la quête et les tribulations d’un peuple, la quête et les angoisses de l’Homme.

Car en fait, la Bible met en scène les grandes questions que tout homme se pose : D’où venons-nous ? Quel est le sens de notre vie ? Pourquoi tant de souffrance ? Comment accepter la mort ?
Saint Augustin résume cette inquiétude universelle, cette quête, en une seule phrase : « O Dieu éternel, puissè-je savoir qui je suis, et qui Tu es ? »
J’au plusieurs fois dessiné et sculpté une scène biblique racontée dans le livre de la Genèse, une scène où « quelqu’un lutte avec Jacob jusqu’au lever de l’aurore…. « Jacob donna à cet endroit le nom de Penuel car, dit-il, j’ai vu Dieu face à face et j’ai eu la vie sauve ».

Avec le recul du temps je me suis rendu compte que mon travail raconte souvent comment l’homme d’aujourd’hui lutte avec Dieu. Je me suis rendu compte que la Bible relate non pas une histoire du passé, mais notre propre histoire : une lutte, un combat pour le bonheur, une quête de lumière et de paix au-delà de toute division.
Tout au long de cette histoire, la « Poésie des mots, - qui recèle la Sagesse de la Vie -, les Psaumes, ont accompagné l’homme.

Ces poèmes chantent souvent la magnificence de la création et, dans cette magnificence, la présence mystérieuse d’un Créateur.
Mais parfois aussi cette poésie exprime la douleur de l’homme devant une incompréhensible absence,
comme dans le psaume 41 (42h) : « Je n’ai de pain que mes larmes, la nuit, le jour, moi qui tous les jours entends dire : où est-il, ton Dieu ? »

Dans mes dessins j’essaie de mettre en valeur une seule phrase d’un psaume. Ainsi pour le dessin que vous voyez ici, inspiré par cette phrase du psaume 102 (103 h) : « Bénis le Seigneur, ô mon âme, Et du fond de mon être son Saint Nom ! » J’ai dessiné spontanément un homme d’âge mûr, qui murmure : « bénis le Seigneur… » C’est lui qui bénit le Seigneur. C’est surprenant ! Normalement c’est l’homme qui demande à être béni par le Seigneur, car Dieu est la source de toute bénédiction.
L’homme de mon dessin donne lui-même une réponse à cette question, en silence, uniquement par ce qu’il est, par son être.
Paisible, retiré en lui-même, recueilli, il est présent à lui-même, et parce qu’il est présent à lui-même il est présent à Dieu et reçoit l’inspiration de sa prière, l’inspiration de ses paroles de bénédiction.
En fait, ce n’est pas lui qui bénit, c’est Dieu qui bénit par lui.
Et le psalmiste décrit cette intimité avec Dieu en ajoutant : « … et du fond de mon être, son saint Nom… »

Et ce serait le moment de se taire, car le mystère ne parle pas, ne se définit pas. Et puisque je suis habité par ce mystère, je suis moi-même « mystère et prodige ».
Ce n’est pas moi qui le dis, c’est le psaume 138,14 (139 h) : « Je te rends grâce pour tant de mystère, prodige que je suis et que tes œuvres. »
« Ce que je porte en moi », écrivait André Malraux, « Ce que je porte en moi, c’est la découverte d’un secret simple et sacré… »
Et il ajoute : « Ainsi, peut-être, Dieu regarda le premier homme… »

CinéBible à l’Atrium : films suivis de débats

- jeudi 10 à 20h30 : "Un homme qui crie" (2009), drame de Mahamat Saleh Haroun, avec Youssouf Djaoro, Diouc Koma, Emile Abossolo M’Bo, Hadjé Fatimé N’goua - Durée : 1h32.

Dans un hôtel de luxe de N’Djamena, Adam, un vieux maître nageur, se voit signifier par la nouvelle directrice chinoise de l’hôtel, que son fils est nommé responsable de la piscine à sa place. Blessé à mort, il perd le goût de vivre, tandis que grondent les premiers échos de la guerre civile.

Débat avec Marie-José Tubiana, ethnologue, spécialiste du Tchad.

- samedi 12 à 20h : "Le ruban blanc" (2009), réalisé par Michael Haneke, avec Christian Friedel, Ernst Jacobi, Leonie Benesch - Durée : 2h24.

Un village protestant de l’Allemagne du Nord à la veille de la Première Guerre mondiale (1913/1914). L’histoire d’enfants et d’adolescents et celle de leurs familles : le baron, le régisseur du domaine, le pasteur, le médecin, la sage-femme, l’instituteur, les paysans... D’étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d’un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?

Débat avec Frank Thomas, sociologue, président de la Mission intérieure de l’Eglise évangélique luthérienne de Paris.

- dimanche 13 à 18h : "Thérèse" (1986), film d’Alain Cavalier, avec Catherine Mouchet, Aurore Prieto, Sylvie Habault - Durée : 1h34.

Lisieux, 1888. Thérèse Martin, âgée de 15 ans, veut entrer au Carmel. Elle se heurte à de multiples réticences ; obstinée, Thérèse se rend à Rome et obtient une dérogation du Pape. Au couvent, elle met toute son énergie à vivre l’amour du Christ. Mais elle fait aussi l’apprentissage de la solitude et de la domination de soi.

Débat avec Geneviève Roux, xavière, spécialiste d’audiovisuel et cinéma.

 

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