"Dans une clameur de joie, un bonheur sans fin illuminera les visages" (Is 35,10)
Troisième piste à explorer pour être veilleur dans cette période de l’Avent
Le veilleur est celui qui a converti son regard, qui arrive à reconnaître Dieu dans son frère, dans les personnes qu’il rencontre chaque jour
Le prophète Isaïe dit à tous ceux qui sont exilés à Babylone « C’est pour bientôt ». C’est pour bientôt, leur retour à Jérusalem dans une clameur de joie. Oui, c’est bientôt, cette joie qui concerne tous ceux qui sont éloignés de chez eux. Dieu vient promptement, Il « fortifiera les mains défaillantes et affermira les genoux qui fléchissent ».
Comment rester indifférent à cette promesse qui réveille en nous notre profond désir de paix, de bonheur et de salut ?
Nous pouvons nous poser la question de savoir quand le Seigneur viendra pour réaliser ce renouvellement, quand pourrons-nous contempler la splendeur de notre Dieu ?
Pour entrer dans cette joie de la contemplation, nous avons à convertir notre regard car nous sommes souvent aveugles aux interventions de Dieu dans notre vie. Dieu vient « consoler son Peuple », le peuple des « pauvres et des petits » dont « la langue est desséchée par la soif » (Is 41, 17).
Le veilleur est celui qui a converti son regard, qui arrive à reconnaître Dieu dans son frère, dans les personnes qu’il rencontre chaque jour. La veille nous met dans la joie car elle est comme une anticipation du jour de la manifestation du Seigneur dans nos vies. Le veilleur est dans cette joie car il est déjà dans l’accomplissement. Le veilleur, tout en demeurant dans ce monde parmi les hommes comme serviteurs, devient participant de la vie divine. Telle est notre joie, et nous en sommes comblés.
Que ce dimanche du ‘Gaudete’ nous fasse entrer résolument dans la joie. Que tous les veilleurs potentiels que nous sommes puissent reconnaître ce Dieu qui se révèle dans la pauvreté et l’humilité d’un Enfant, en étant attentifs à nos frères et à nos sœurs. Alors nous arriverons à Jérusalem dans une clameur de joie, un bonheur sans fin illuminera nos visages, allégresse et joie nous rejoindront, douleur et plainte s’enfuiront.
Père Ludovic Serre +
Témoignage
L’homme qui veille se réjouit.
Dès le temps de l’Avent, il se tient dans la foi de Pâques. Avec persévérance et courage, il prépare les chemins du Seigneur en essayant d’être le plus possible ‘tout à tous’, par l’attention, le sourire et la prière. Faire partie du réseau des ‘veilleurs de proximité’ aide à être davantage veilleur.
(un des 60 ‘veilleurs de proximité’)
2 conseils pratiques
pour persévérer dans une attitude de veille
Je sors de ma torpeur et je me réjouis
Je suis attentif au long de ma journée à ce que je vois de beau, bon, ou vrai et je bénis le Seigneur en une phrase courte : « Seigneur, merci pour X ou Y », « merci pour telle rencontre », « merci pour la neige »…
Si je ne vois rien… je cherche mieux !
Je me rends disponible
Je me prépare à accueillir vraiment le Christ. Je m’habille le cœur.
Et pour faire le grand ménage, je reçois le sacrement de réconciliation :
- jeudi 16 décembre, à Sainte-Bernadette (9h30-10h30)
- samedi 18 décembre, à Notre-Dame-de-Lourdes (10h-12h)
Documents joints
- Dominicale du 12 décembre 2010 [PDF - 317.5 ko]
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