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      Le Carême, un temps pour se confesser

Le Carême, un temps pour se confesser

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  • 20 mars 2015
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Nous le savons, se confesser (au moins une fois dans l’année) n’est pas chose facile mais pourtant les sacrements de l’Eglise ont été institués pour faire grandir la qualité de notre relation au Christ, à l’Eglise, corps du Christ, et aux autres. Ils doivent donc être vécus dans la vérité et la liberté pour produire leur fruit le plus important : la charité, l’amour.

Dans l’Ecriture, puis dans la tradition de l’Eglise, il est apparu que les péchés n’avaient pas tous la même ampleur, la même gravité. Une distinction a donc été faite entre :

  • des péchés « graves » (on dit parfois aussi « mortels  »)
  • et des péchés « véniels » (on dit parfois aussi « quotidiens »).

Pour qu’un péché soit grave, il faut qu’il réunisse trois conditions :

  • 1. Que l’acte soit grave, c’est-à-dire qu’il contredise un des dix commandements.
  • 2. Qu’il soit commis en pleine conscience.
  • 3. Qu’il soit commis de façon délibérée, avec un entier consentement de la volonté.

Dans le cas où ces trois conditions sont réunies, le péché détruit la charité, nous coupe de la vie de Dieu en nous. C’est pour cela qu’il est dit « mortel ». Seul alors le sacrement de la confession, vécu dans un désir de conversion vrai, nous permet de recevoir le pardon de Dieu, et rétablit la relation d’amour qui nous unit au Christ et aux autres.

Lorsque ces trois conditions ne sont pas réunies, la gravité du péché est moindre. On parle alors de péchés « véniels ». Comme le dit saint Augustin, s’ils sont moins graves, ils sont souvent plus nombreux !

Il est important de réaliser combien, pour discerner la gravité d’un péché, il faut tenir compte, comme le dit le catéchisme de l’Eglise catholique à propos de la chasteté (mais cela peut s’élargir à bien d’autres domaines) « de l’immaturité affective, de la force des habitudes contractées, de l’état d’angoisse ou des autres facteurs psychiques ou sociaux qui amoindrissent voire exténuent la culpabilité morale. » (cf. n° 2352).

Or il n’est pas obligatoire de se confesser sacramentellement des péchés véniels. Le Code de droit canonique précise qu’« il est recommandé aux fidèles de confesser aussi les péchés véniels » (Canon 988 § 2). En effet, la confession sacramentelle est un lieu privilégié de croissance spirituelle, et un chemin de sainteté. Confesser ses péchés véniels est un moyen d’en prendre conscience, et, avec la grâce de Dieu, de lutter contre.

Mais il faut aussi rappeler la nécessaire liberté dans laquelle le chrétien doit se confesser, et distinguer ce qui est obligatoire de ce qui est recommandé. Autrement, on risque de considérer comme mortels certains péchés véniels, parce qu’accomplis sans un entier consentement.
Et on risque aussi, dans le cas de tempéraments un peu scrupuleux, d’entretenir une image très légaliste de Dieu, image qui ne contribue pas en fait à moins pécher !
Ou bien l’on risque de se focaliser sur un péché qui nous humilie particulièrement et qu’on confesse sans cesse, au point de lui donner une importance excessive.
L’orgueil de ne pas se trouver suffisamment « bien » peut être alors plus grave que le péché que nous confessons si scrupuleusement.

Il faut donc prendre aussi conscience de tous les lieux, autres que le sacrement de confession, où nous pouvons recevoir le pardon de Dieu pour nos péchés quotidiens. Il ne s’agit pas de nous rendre négligents, mais de nous libérer d’une culpabilité mauvaise qui nous maintient dans un état d’âme fait de tristesse, de découragement et de honte, ce qui n’est pas la vraie humilité.
Ces lieux où Dieu nous offre son pardon et nous permet de repartir, c’est d’abord l’eucharistie, puis la prière, spécialement celle du Notre Père. C’est enfin tous les actes d’amour que nous réalisons.
Comme le dit saint Pierre, reprenant le livre des Proverbes (Pr 10, 12) : « Avant tout, conservez entre vous une grande charité, car la charité couvre une multitude de péchés ».

Il faut le redire, le coeur des sacrements, c’est la liberté et la vérité de notre relation au Christ.

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