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    Lettre de l’Eglise des Hauts-de-Seine

Lettre de l’Eglise des Hauts-de-Seine

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  • 30 novembre 2016
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La lettre de l’Eglise catholique des Hauts-de-Seine est un outil de communication pour notre diocèse : c’est un rendez-vous régulier avec notre évêque, le Père Michel Aupetit (ci-contre), un moyen d’information sur ce qui se vit dans nos paroisses, dans notre diocèse et dans l’Église.

Bimestrielle, La Lettre est distribuée gratuitement dans toutes les paroisses des Hauts-de-Seine.


La dernière lettre de l’Eglise catholique des Hauts-de Seine
est celle de janvier-février 2017 (n°41).

Vous pourrez la feuilleter en cliquant ici.

Elle est disponible dans les présentoirs au fond des églises.

Le mot de notre évêque :
« Nous irons tous au paradis. »

Au-delà de ses déboires actuels, le chanteur Michel Polnareff, icône provocatrice des années 1970, chantait gaillardement le salut bon marché pour tous. Les foules chantaient à sa suite : « on ira tous au paradis, même moi, qu’on croie en Dieu ou qu’on n’y croie pas, on ira ». Cette affirmation goguenarde a accompagné une paresse dans la recherche spirituelle et sur le chemin qui nous élève jusqu’à Dieu. On s’est contenté pendant longtemps d’une spiritualité bon marché et sur mesure, puisée avec plus ou moins de bonheur et d’intelligence dans toutes les religions et philosophies ancestrales et exotiques. C’était l’époque de la rédaction d’ouvrages dans le genre : « la religion pour les nuls », « Dieu, et moi et moi et moi », tous promis à un succès de librairie mais assez peu fondateurs de vie intérieure authentique, épanouissante et pour tout dire véritablement humaine. Voilà pourquoi cette génération est désarçonnée par les revendications religieuses des terroristes qui menacent notre pays. Radicalisés, bien sûr, fanatisés, sans doute, ils répandent la mort en méprisant leur propre vie au nom d’un salut qui leur serait promis dans un paradis qui semble n’être qu’un fantasme des désirs humains inassouvis.

Dans la nuit de Noël, l’Ange du Seigneur, accompagné de la troupe céleste, vint annoncer aux bergers de Bethléem : « un Sauveur vous est né ». Il s’agit bien de salut.

Mais de quoi devons-nous être sauvés ? De la mort. C’est exactement l’inverse que font ceux qui sèment la mort au nom de Dieu.

Par qui devons-nous être sauvés ? Par Dieu. Dès le commencement de la Bible, dans le livre de la Genèse, Joseph, fils de Jacob, dit à ses frères : « c’est pour préserver vos vies que Dieu m’a envoyé en avant de vous ». De même, David dans le livre de Samuel affirme : « le Seigneur est mon roc, ma forteresse et mon libérateur. Les flots de la mort m’enveloppaient ».Et le psalmiste affirme en s’adressant à Dieu : « tu ne peux m’abandonner à la mort, ni laisser ton ami voir la corruption ».

Comment devons-nous être sauvé ? Par l’alliance de Dieu avec l’humanité. C’est par amour pour son peuple que Dieu le délivre. C’est par sa fidélité qu’il intervient dans l’histoire humaine. C’est par son alliance qu’il s’attache à son peuple.

C’est le Christ, vrai Dieu et vrai homme, qui réalise parfaitement cette alliance. Le mystère du salut est essentiellement un mystère d’amour qui nous relie à la Vie divine puisque « Dieu est amour » (1 Jean 4, 8). C’est l’amour du Père dont parle saint Paul quand il écrit aux Romains (5, 8) :« la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs ». C’est l’amour du Fils qui « les aima jusqu’à la fin » (Jean 13, 1). C’est l’amour de l’Esprit dont l’effusion vient de la source ouverte du côté du Christ : « l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit-Saint qui nous a été donné » (Romains 5, 5).

Puisqu’il n’y a pas d’autre Nom qui nous sauve que celui de Jésus, le chemin du paradis est encore plus facile que celui de Polnareff et bien moins fou que celui des terroristes islamistes. Écoutons encore saint Paul : « Frère, si, de ta bouche tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé » (Romains 10, 9).

Michel AUPETIT
Évêque de Nanterre

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