Paroisses de Chaville
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      Merci à tous les paroissiens !

Merci à tous les paroissiens !

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Après trois années à Chaville, le père Joao-Paolo, du diocèse d’Aveiro (Portugal) quitte la France pour retrouver son diocèse ; le dimanche 24 juin, les paroissiens lui ont dit "au revoir" et il les a remerciés pour ces trois années.


DISCOURS DE REMERCIEMENT
du père Joao Paolo

L’heure est alors venue de vous dire au revoir et merci.

Chers amis,

Mon professeur de langue française, au Portugal, m’avait prévenu : « Les français aiment bien les sigles, par exemple le RER ». Dès mon arrivée j’ai essayé alors d’être très attentif à ce rare phénomène. Néanmoins au cours du voyage entre Orly et Chaville, le lointain 1er septembre 2015, j’ai à peine réussi à dire bonjour et, à vrai dire, je n’ai rien compris de la conversation que le Père Ludovic gentiment essayait d’entamer. Quelques jours après j’ai commencé à entendre les fameux sigles. « CTT », la plus fréquente. Une petite recherche sur Google m’a vite renseigné : « Contrat de Travail Temporaire » mais cela n’avait aucun rapport avec certaines conversations où je l’entendais. Eh bien, après quelques mois j’ai compris qu’il s’agissait de la saison estivale : « cet été » ! Comme elle est difficile la langue française !!! à l’écrit et à l’oral !!!

J’évoque le plus grand obstacle que j’ai rencontré depuis mon arrivé : la langue française. J’avoue avoir été servi très vite et généreusement. D’une part les cours à la Catho qui m’ont plongé dans la langue sans ménagement et d’autre part la grande magnanimité du père Curé qui m’a confié la présidence des messes presque tout de suite, et pourtant de cela je le remercie vivement : l’immersion de force dans la langue a été très dure et difficile (pour moi et pour vous !) mais cela m’a obligé à me débrouiller et finalement m’a beaucoup aidé, même aux niveaux des études, puisque la préparation des homélies constituait au moins un devoir de français écrit par semaine.

Envoyé par mon Évêque pour approfondir les études de théologie liturgique et sacramentaire, j’arrive à la fin de mon triennat de prêtre étudiant dans les Paroisses de Chaville. L’heure est alors venue de vous dire au revoir et merci.

Merci à chacun de vous qui êtes là. Vous représentez les paroisses de Sainte-Bernadette et Notre-Dame-de-Lourdes : en chacun de vous je remercie tous ceux qui m’ont ici accueilli, soutenu et supporté au cours de ces années. Grâce à vous je me suis senti tout de suite chez moi. Certes, nous étions déjà des frères par la foi même avant mon arrivée, mais votre accueil l’a manifesté remarquablement, et cela à trois niveaux : matériel, humain et spirituel.

Je vous remercie premièrement de m’avoir logé et si bien traité : m’accueillir ici est un signe de partage effectif entre nos Églises d’Aveiro de Nanterre et qui révèle votre engagement évangélique par la charité ; charité d’ailleurs bien au cœur vos préoccupations comme le démontre entre autres l’action du Secours Catholique et des Conférences de Saint-Vincent-de-Paul. Merci pour votre générosité.

Deuxièmement je vous suis reconnaissant pour tous les gestes d’attention personnelle envers moi. Je me souviens, par exemple, lors de mon 10ème anniversaire d’ordination, la belle fête qui vous m’avez préparé ou les multiples invitations pour des repas que j’ai reçues avec joie. Là j’ouvre une parenthèse : vous savez que les portugais ont beaucoup de préjugés sur la cuisine française. Moi aussi, j’en avais quelques-uns. Eh bien, grâce à vos invitations j’ai eu la chance de connaître vraiment la cuisine française. Et finalement ce n’est pas mal du tout ! (Ma Mère m’envoie régulièrement des colis avec des produits du pays car elle estime que personne ne peut survivre uniquement avec la nourriture française !!!). Merci pour votre attention et votre gentillesse toujours manifestées dans les petites rencontres du quotidien (très particulièrement Anne-Claude Brison, Nathalie Debry, Sandra Pereira). Merci pour l’encouragement constant et pour votre patience infinie quand vous restiez sagement à m’écouter sans rien comprendre ! Merci à communauté portugaise qui m’a permis de ne pas oublier ma langue maternelle et avec qui j’ai partagé une connivence toujours joyeuse et réconfortante.

Merci enfin pour le témoignage de votre engagement dans les Paroisses. Je suis toujours impressionné par la vitalité de Notre-Dame-de-Lourdes et Sainte-Bernadette : impressionné par la capacité à renouveler les différents services comme le caté ou l’EAP ( j’en profite pour vous remercier Tous, vous avec qui j’ai travaillé !), impressionné par le soin, la dignité et beauté des célébrations liturgiques et la participation aux multiples moments de prière (et je remercie très particulièrement ceux avec qui j’ai partagé de nombreux moments : les Servants d’autel, les Chantres, les Accompagnateurs des familles en deuil), par l’esprit créatif au service de l’évangélisation (le Marché de Noël, la Saint-Valentin autrement, l’évangélisation de rue et bientôt le parcours ALFA, etc). Tout cela est le terrain nécessaire où s’enracine et se développe la vie spirituelle des chrétiens en général et d’un prêtre diocésain en particulier, et pour cela je vous dis donc merci !

Vous le savez bien, en cours de route on croise toujours des personnes exceptionnelles. Permettez-moi d’en remercier maintenant quelques-unes de façon particulière.

  • Merci, Père Ludovic, d’avoir pris le risque d’accueillir un prêtre étudiant inconnu ; hormis mes velléités de cuisinier, j’espère n’avoir pas trop dérangé ! Merci pour ta confiance et ton amitié ; merci pour ta préoccupation délicate et discrète ; merci de m’avoir montré la joie d’être Curé par l’exercice de ton ministère.
  • Merci, Père Benoît, Père Côme et bien sûr Père Ludovic à nouveau, pour cette belle expérience de vie fraternelle ; si vivre ensemble n’est pas toujours évident (chacun ses goûts, chacun ses rythmes, chacun est différent…), avec vous cela a été un vrai plaisir ; merci pour les moments de prière ensemble, pour les repas partagés, pour les séances d’apprentissage de la culture cinématographique française autour d’un verre ; et en plus nous avons même réussi à cohabiter et (sur)vivre avec le chat de notre cher Curé, qui aime aller et venir dans le presbytère, mais qui ne doit surtout pas sortir !
  • Merci, Madame et Monsieur Philippon, vous avez eu la patience de m’apprendre à lire et à écrire le français ; je ne pourrai jamais vous remercier assez suffisamment.
  • Merci, Odile Dagallier pour les innombrables heures de relecture (et pour celles encore à venir), pour les remarques et explications souvent accompagnés de dessins !
  • Merci à Marie-Claire et Emmanuel Combette et Merci Mayeul pour ces partages animés et profonds avec les lycéens et pour avoir vécu le dernier Frat de Lourdes avec les milliers de jeunes.
  • Merci Monsieur Delosme pour trouver toujours la note juste pour accompagner la réponse de l’assemblée et aussi pour la pertinence de vos improvisations pour le temps après les homélies.

Comme je vous ai écrit dans l’édito de cette semaine, je me sens obligé devant vous, pour utiliser le sens de l’expression portugaise de remerciement. C’est-à-dire que tout le bien que j’ai reçu de vous, depuis mon arrivée ici il y a bientôt trois ans, me lie inexorablement aux communautés chrétiennes de Chaville, puisque ce que j’ai reçu est inestimable, ma dette est alors à vie. Je n’ai rien d’autre à vous donner que cet engagement relationnel. Très sincèrement, je vous remercie en portugais : obrigado !

Et à la fin, Celui qui est au commencement de tout : Merci, Seigneur, pour cette belle et enrichissante expérience de service paroissiale et d’étude ; merci pour toutes les personnes que j’ai rencontrées et qui ont été pour moi un signe de ta bonté et de ta présence. Je te rends grâce parce que tu m’as conduit jusqu’ici, même si je suis parfois un peu rebelle. J’unis ma voix à celle du psalmiste pour te dire aujourd’hui : « Étonnantes sont tes œuvres, toute mon âme le sait. Je te rends grâce, ô mon Dieu, pour tant de merveilles » !

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