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      « Heureux les affligés, car ils seront consolés »

« Heureux les affligés, car ils seront consolés »

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Il est des douleurs qui semblent murer le cœur dans un silence sans issue. C’est là, au creux de cette blessure, que Dieu vient murmurer un mot qui ne brusque rien : la consolation.


La consolation n’est pas un mot facile. Elle peut sembler trop faible face à la blessure, trop discrète face à l’épreuve, presque indécente lorsque la souffrance est profonde. Et pourtant, elle est au cœur même de la révélation biblique et de l’agir de Dieu. Elle n’est pas l’effacement de la douleur, mais la promesse d’une présence et se veut par là source d’espérance et de paix.

Les lectures de ce dimanche nous introduisent dans cette logique paradoxale de Dieu : Dieu ne choisit pas la force éclatante ni les évidences rassurantes, mais « ce qui est faible aux yeux du monde » (1 Co 1,27). Il se tient auprès des pauvres, des humbles, de ceux qui n’ont plus de mots pour dire leur peine. Le prophète Sophonie l’annonçait d’ailleurs déjà : Dieu se réjouit d’un « peuple humble et pauvre » qui cherche refuge en lui (So 3,12).

Dans l’Évangile, Jésus proclame les Béatitudes. Elles ne sont pas un idéal moral inaccessible, mais une révélation : Dieu se tient du côté de ceux qui pleurent, de ceux qui ont faim de justice, de ceux dont le cœur est blessé. « Heureux les affligés » ne signifie pas que la souffrance serait bonne, mais qu’aucune larme n’est ignorée de Dieu, et qu’aucune douleur n’est condamnée à la solitude.

C’est dans cette foi que s’inscrit la bénédiction prochaine de la chapelle de la Sainte Famille et la mise en place du Chemin de consolation pour les familles ayant perdu un enfant in utero. La Sainte Famille elle-même n’est pas une icône idéalisée, hors de toute épreuve : elle a connu l’angoisse, l’exil, l’incompréhension et la fragilité. Elle est ainsi une présence proche pour toutes les familles traversées par la perte, le silence, ou l’inachevé. En franchissant le seuil de cette chapelle, nous ne rencontrerons pas une famille épargnée, mais une famille qui, ayant traversé l’exil et l’indicible, ne nous regarde pas de haut mais nous prend la main, car elle connait le poids de la souffrance.

La consolation chrétienne n’est ni l’oubli, ni l’explication. Elle est une marche, un chemin, souvent discret, où l’Église – ici la paroisse - se fait humble compagne. Ce Chemin de consolation sera un lieu pour déposer une peine, confier un enfant, laisser Dieu rejoindre ce qui demeure blessé. Un lieu où la souffrance sera reconnue, et où l’espérance et la vie pourront, peu à peu, reprendre toute leur place. Ce chemin sera ainsi un espace pour nommer l’invisible, pour offrir un berceau de prière à ces vies si brèves, et pour laisser la tendresse de l’Église panser ce que les mots humains ne savent plus dire.

Œuvrons, pour que notre paroisse devienne toujours davantage cet espace où les affligés ne sont jamais seuls, et où la promesse du Christ continue de se murmurer, doucement mais fermement : « Je suis avec vous » !

Pour cela vous êtes conviés à la Messe de bénédiction par Mgr Rougé de la Chapelle de la Sainte Famille et du Chemin de Consolation mercredi 11 février à 20h00 à Notre-Dame-de-Lourdes, en la fête patronale de la paroisse.

P. Cédric de La Serre,
Curé de Chaville

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