Paroisses de Chaville
https://paroissechaville.com/J-O-l-Eglise-aime-le-sport
      J.O. : l’Eglise aime le sport !

J.O. : l’Eglise aime le sport !

Aussi loin que remontent les Jeux, l’Eglise s’est toujours penchée sur le phénomène sportif, sans doute nourrie par l’invitation de Saint Paul : « Glorifiez Dieu par votre corps » (1 Co 6,20) !


Ce même Saint Paul, d’ailleurs, utilise une métaphore sportive pour décrire l’enjeu vital de la conversion spirituelle. C’est très explicite dans la Première Lettre aux Corinthiens : “Vous savez bien que, dans le stade, tous les coureurs participent à la course, mais un seul reçoit le prix. Alors, vous, courez de manière à l’emporter.” (1 Co 9, 24).
En réalité, il fait la comparaison de manière implicite dans toutes ses lettres. À son époque, ce n’est pas très original : les philosophes, en particulier les stoïciens, comparent souvent les exercices philosophiques, qui élèvent l’âme, aux exercices sportifs, qui permettent de maîtriser le corps. Les deux sports dont il parle le plus sont la course à pied et la lutte. Ainsi, il vit sa mission d’annoncer l’Évangile comme une course (ex. 1 Co 9, 26) et comme un combat (1 Th 2, 2 ; 1 Co 9, 26).
Il vit aussi la foi comme un « bon combat » (1 Tm 6, 12) : “Mène le bon combat, celui de la foi, empare-toi de la vie éternelle ! C’est à elle que tu as été appelé, c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi devant de nombreux témoins.”
Le point commun avec le sport, c’est la ténacité et le renoncement. La vie chrétienne, comme le sport, est un combat fatigant et dur, mais « je lutte avec l’énergie du Christ qui agit en moi » (Col 1, 29 – 2, 1).
A l’époque médiévale « le sport » était favorisé pour son divertissement et son expression la plus courante était celle de tournois et de fêtes.
Mais c’est surtout à partir de la fin du XIXème siècle que l’Eglise a accompagné et soutenu le développement du sport à travers les patronages, dont certains sont devenus professionnels (l’AJ Auxerre, le Stade brestois ou encore le Montpellier Hérault SC). Pas un village ou une paroisse sans son « patro » : l’occasion d’éduquer la jeunesse par le sport et d’insuffler les valeurs chrétiennes à travers l’escrime, la gymnastique, le football…
Dès le début du XXème siècle les papes ont saisis l’enjeu pastoral puis missionnaire du monde du sport. Pie X avait organisé en 1905 au Vatican des épreuves sportives rassemblant des personnes handicapées, prémices des futurs jeux paralympiques.
Pie XI, l’alpiniste, nous a laissé de nombreux écrits sur les bienfaits des sports de montagne, puis Pie XII le passionné de cyclisme, se sont tour à tour interrogés sur le rôle social du sport allant jusqu’à lancer en 1945 : « Comment l’Eglise pourrait-elle se désintéresser du sport ? ».
Et c’est Jean-Paul II, baptisé « le sportif de Dieu » par le Cardinal Marty à son arrivée au parc des Princes en 1980, qui institua la création en 2004 d’une section « Eglise et sport » au Vatican, lui pour qui « le sport est un don Dieu » ou encore « la joie de la vie ». Pratiquant lui-même la natation, le ski, le canoë, St Jean-Paul II a laissé de nombreuses homélies à l’intention du monde du sport, car pour lui « le sport est un signe des temps ».
Dénoncés pour leur caractère « idolâtre » par Tertullien (en 204), les jeux antiques ont été rénovés à la fin du XIXème siècle sous l’impulsion de deux chrétiens : Pierre de Coubertin et le Père Dominicain Henri Didon, supérieur d’un collège à Arcueil et initiateur de la devise devenue olympique « plus vite, plus haut, plus fort »… vers le Très-Haut !
A l’occasion des premiers jeux modernes, à Athènes, Pierre de Coubertin avait demandé une Messe d’ouverture à son ami le Père Didon. C’est devenu une habitude puisqu’en 1924, aux derniers jeux de Paris, une célébration eu lieu dans la cathédrale Notre-Dame*.
C’est dans cet élan que l’Eglise de France s’est lancée à travers HOLY GAMES, dans un programme d’accompagnement du monde du sport : des sportifs de canapé (1,5 milliards devant leur télé pour la finale de la dernière coupe du monde de football), des sportifs amateurs (25% de licenciés sportifs en France) aux sportifs professionnels.
HOLY c’est la sainteté, GAMES c’est le jeu. Holy Games est un appel à la sainteté par le sport. C’est le rappel que le sport est un jeu au service de la personne, de sa dignité et du bien commun.
C’est donc l’espérance que l’Eglise porte de jeux saints, missionnaires et solidaires !

Père Cédric de La Serre
Curé de Chaville

*La Messe d’ouverture des Jeux olympiques de cette année sera célébrée le 19 juillet à 10h00 à l’église de la Madeleine. Elle sera retransmise sur KTO.

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Dans l'Eglise

Diocèse de Nanterre

Eglise de France

Zenit, le monde de Rome

La Croix, urbi et orbi

Lectures du jour

Saint(s) du jour

  • J'accepte de recevoir 1 fois par semaine vos informations par email. Désinscription en 1 clic*