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      UNE BONNE RAISON D’ESPERER POUR CETTE RENTREE

UNE BONNE RAISON D’ESPERER POUR CETTE RENTREE

Par bien des aspects, notre monde occidental ressemble à un vaste Disneyland dans lequel les gens passent sans cesse d’un imaginaire à une fantaisie puis courent derrière une utopie pour oublier l’âpreté de la vie ordinaire.


Dans un univers ultra-consumériste où les populismes grandissent de concert avec de nouveaux nationalismes, où le pouvoir et l’argent s’entremêlent dans une union sacrée, où l’individualisme et le matérialismes sont montés en vertus cardinales, un système de « cage d’or » semble remplacer la « cage de fer » de la modernité ¹  : la vie, sur le papier, est des plus douces et des plus confortables, mais en fait, en réalité, elle apparait insupportable à beaucoup : notre monde en constant état de crise, qui a largement évacué l’Eglise et la foi du commun, n’est pas franchement heureux…
Face à cela, des pièges existent dans lesquels nous retombons inexorablement si nous nous laissons porter par la mélancolie anesthésiante qui peut s’immiscer imperceptiblement au cœur de nos vies. Peu de solutions, en effet, semblent s’offrir à nous ; la fatalité guette et rode, prête à bondir…
La première attitude possible, la plus évidente, la plus courante chez la plupart de nos contemporains – y compris, malheureusement, chez certains chrétiens – serait de laisser les évènements se dérouler selon un apparent ordre des choses, en espérant que le Royaume de Dieu, de manière presque magique, viendra se substituer à ce monde-ci. Mais cette apparente solution n’est qu’une fuite, une évasion hors du réel, et cela n’est donc en rien chrétien.
Une autre réponse serait d’imposer une marche forcée aux évènements, en instrumentalisant le politique pour le conduire à une forme de théocratie qui impliquerait un genre de retour à une chrétienté idyllique. Cette solution n’est pas plus chrétienne que la première parce qu’elle oublie que le monde tel qu’il est, réel, est l’objet de l’amour inconditionnel de Dieu.
Entre ces deux écueils, l’Evangile et la vie chrétienne constituent une alternative crédible mais sous-estimée, même de beaucoup de chrétiens… Pourtant, pour qui veut ne pas être dupe des fausses réalités et des idolâtries insidieuses, mais veut, au contraire, fonder une espérance raisonnable que la vie, que sa vie, est belle parce que aimée de Dieu et orientée vers lui, le Christ a quelque chose à dire !
Peut-être cela pourrait-il constituer une résolution de cette année ? Plutôt que de s’épuiser à courir des chimères, plutôt que de se noyer à accumuler toujours plus de biens, d’activités, « d’expériences », qui ne combleront pourtant jamais le cœur, décidons de nous recentrer sur l’essentiel, cultivons les vraies sources d’espérances  : prenons les moyens de connaître un Dieu qui veut nous sauver d’une vie autrement absurde, mais qui ne le fera pas sans nous.

Père Cédric de La Serre
Curé de Chaville

¹L’expression est de Max Weber

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