Paroisses de Chaville
http://paroissechaville.com/Eglise-Sainte-Bernadette
    Eglise Sainte-Bernadette

Eglise Sainte-Bernadette

  • Télécharger l'article au format PDF Imprimer cet article
  • 1er juin 2016
  • réagir
  • 1 vote

En 1945, des chrétiens de Chaville (quartiers de l’Ursine et Saint-Hubert), de Vélizy (quartier du Bas-Vélizy) et de Viroflay (quartier du Louvre) trouvèrent dans la chapelle Saint-Joseph de Vélizy le lieu de culte et le pôle de rassemblement dont ils avaient besoin (voir l’article sur les "anciennes églises de Chaville").

Ce sont ces paroissiens qui construisirent en 1961-1962, sur le territoire de Chaville, l’église Sainte-Bernadette.


- pour les horaires des messes, cliquez ici.

Jubilé de l’église Sainte-Bernadette le 17 juin 2012

Le dimanche 17 juin 2012, nous avons fêté les 50 ans de l’église ; retrouvez des échos du déroulement de ces fêtes en cliquant ici.

L’église Sainte-Bernadette.

C’est le 27 septembre 1959 que l’évêque de Versailles érigeait la zone apostolique de l’Ursine en paroisse, et la mettait sous le patronage de sainte Bernadette.

La chapelle provisoire dédiée à Saint-Joseph, et située sur Vélizy le Bas, fut remplacée par l’église actuelle, qui fut consacrée par Monseigneur Renard, évêque de Versailles, le 17 juin 1962.

Cette église a été conçue, par son ampleur et sa structure, comme la "Tente de la Rencontre" que Moïse avait dressée sur l’ordre de Dieu. On remarque bien, en particulier, les montants latéraux, le plafond courbé, les plis de la tenture au fond du sanctuaire.

Les cloches.

Quand l’ancienne église Notre-Dame du village de Chaville fut démolie en 1966 (voir l’article correspondant en cliquant ici), les deux cloches, qui appartenaient à la commune, furent conservées.

Le Conseil municipal de Chaville, en sa séance du 8 décembre 1981, sur proposition du maire, M. Marcel Houlier, décida de donner les cloches à l’église Sainte-Bernadette.

C’est ainsi que le campanile actuel dispose :

- des deux cloches de l’ancienne église Notre-Dame, installées en 1982 après avoir été entreposées dans le fond de l’église en vue d’être placées dans le campanile :

  • Georgette (470 kg), baptisée vers la Noël 1863, à dominante sol,
  • Louise (350 kg), baptisée le 16 octobre 1887, à dominante si,

- d’une cloche à dominante ré, née à Villedieu-les-Poëles le 24 août 1984 en présence du père Andrée Hubert, curé de la paroisse, et d’une dizaine de paroissiens, dont le maire de Chaville, le futur parrain et la future marraine ; elle fut baptisée le 23 septembre 1984 par le père Hubert, nommée Bernadette-Marie (160 kg) par sa marraine Bernadette Houlier, épouse du maire de Chaville, et son parrain Jean Thélamon et installée le lendemain dans le campanile.

C’est avec l’aide du conseil municipal de Chaville, qui vota une subvention, puis celui de Viroflay, avec la participation des paroissiens et, pour la 3è cloche, grâce à un legs d’une paroissienne, que les deux premières cloches ont pu être mises en place dans le clocher, et que la troisième a pu être commandée à la fonderie Cornille-Havard, installée depuis plusieurs siècles à Villedieu-les-Poëles.

Le chemin pascal

Inauguré le samedi 16 juin 1979 par Mgr Jacques Delarue, évêque de Nanterre, le père Gérard Caye étant curé, et restauré en 2010 par Jean-François Vaucourt, professeur à "La Passerelle des Arts" de Chaville (inauguration le 12 septembre), c’est un chemin de Croix original à plus d’un titre qui se trouve dans cette église : aussi le désigne-t-on plutôt par "chemin pascal".

Sa facture : Danièle Fuchs, artiste viroflaisienne, a utilisé une technique particulière, déjà utilisée par elle à l’église Notre-Dame du Chêne de Viroflay.
Des plaques de laiton (cuivre + zinc) gravées, découpées et enchâssées dans des panneaux de chêne, racontent cette histoire hors de l’Histoire.
La gravure est obtenue par attaque du laiton par du perchlorure de fer, puis encrage des surfaces attaquées pour obtenir le noir, ou pas d’ancrage pour conserver le rouge du cuivre : seul le manteau de Jésus lors du couronnement d’épines reste avec ce rouge.

Sa composition : à partir des 14 stations traditionnelles (qui commencent au moment où Jésus est condamné à mort jusqu’à sa mise au tombeau : voir l’histoire du chemin de croix en cliquant ici), et après l’étude et la méditation du texte des évangiles, le père Gérard Caye, curé, et Danièle Fuchs :

  • ont retenu, directement ou indirectement toutes les stations sauf la seule qui ne se trouve pas dans les Evangiles (Véronique essuie le visage de Jésus) ; les 3 stations où Jésus tombe sont suggérées dans la station où Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix par l’attitude de Jésus ;
  • ont développé la station "Jésus est condamné à mort" en 4 scènes : "Jésus devant le Sanhédrin", "le reniement de Pierre", "le couronnement d’épines et la flagellation", "voici l’homme",
  • ont intégré dans une scène unique les deux stations distinctes de "Jésus rencontre sa mère" et de "Jésus console les femmes de Jérusalem",
  • ont remplacé "la mise au tombeau" par "le tombeau vide au matin de Pâques",
  • ont rajouté : "la Cène", "Jésus au jardin des Oliviers", "le baiser de Judas - Arrestation","Jésus et les disciples d’Emmaüs".

Véritable bande dessinée (de près de 50 mètres de long), c’est ainsi un chemin de Croix encadré par l’Eucharistie, et où est présente la Résurrection : il élargit la méditation à d’autres épisodes que le chemin de Croix traditionnel ; c’est un "chemin pascal".

Il a été offert à la paroisse par Madame Gaubert.

A noter quelques détails :
* le coq et le soleil levant dans la scène du reniement de Pierre,
* la présence d’une servante qui apporte une vasque d’eau à Pilate dans la scène « voici l’homme »,
* les croix des deux larrons déjà en place dans la scène où Jésus rencontre sa mère,
* la vigne (à gauche) et le blé (à droite) dans la scène des disciples d’Emmaüs, d’où sont tirés le pain et le vin de l’Eucharistie,
* la forte présence de la foule, ce qui est souvent difficile à représenter dans des chemins de croix où la place est limitée.

Il a été complété, le 15 décembre 1979, par le panneau représentant l’apparition de la Vierge à Bernadette à Lourdes, panneau qui trouva sa place sur le grand mur en bois, en haut de la nef, derrière le baptistère. De même facture que le "chemin pascal", il a été également réalisée par Danièle Fuchs et offert à la paroisse par Madame Weibel.

Les statues de Saint-Joseph et de Notre-Dame de Judée.

Offerte par un paroissien anonyme et réalisée par les petites soeurs de Bethléem, la statue de saint Joseph a été inaugurée le 30 mai 2010.

Placée près du baptistère, cette très belle œuvre rappelle que notre paroisse a commencé d’exister en 1946 à la chapelle Saint-Joseph (maintenant démolie). On vénérait saint Joseph au 19 mars mais aussi au 1er mai comme patron et modèle des artisans et des ouvriers, ainsi que comme modèle et protecteur des époux et des pères.

Saint Joseph (= celui qui fait grandir, qui veille sur la croissance), ‘fils de David’, celui à qui l’ange dit :"Tu lui donneras le nom de Jésus" (Mt 1, 21), est reconnu comme juste, époux fidèle, père nourricier de Jésus, patron de l’Église et des travailleurs. Il est figuré ici tenant les "deux jeunes colombes" qui furent offertes lors de la présentation de Jésus au Temple (Lc 2, 24).

La statue de Notre-Dame de Judée a, quant à elle, été bénie le dimanche 23 avril 2017. Marie porte l’enfant Jésus : c’est une vierge de Judée, sculptée par l’atelier d’artisanat monastique des soeurs de Bethléem, vierge inspirée de l’art gothique du XVè siècle.

Elle a été placée à côté du baptistère : ainsi, chaque nouveau baptisé est-il accueilli par ceux qui accompagnaient Jésus pour sa circoncision, comme l’indiquent les deux colombes que saint Joseph porte.

C’est ainsi la Sainte Famille tout entière qui accueille les futurs baptisés. Et qui accueille aussi chaque personne qui entre dans cette église.

Prière à saint Joseph

Aurais-tu pensé, Joseph le Juste, de quelle mission te chargerait le Dieu de tes pères ?
Aurais-tu pensé, toi l’humble serviteur, que tu prendrais pour épouse la Femme bénie entre toutes les femmes dont toutes les générations parleraient ?
Aurais-tu pensé, toi le modèle des pères, tenir entre tes bras le Verbe fait chair ?
Petit à petit, tu as découvert ton chemin, difficile oui, mais baigné dans la Lumière divine.

Avec quelle admiration tu as regardé Marie !
Avec quelle sagesse tu as accompli ta mission !
Avec quelle confiance tu t’es laissé conduire par l’Enfant que tu protégeais !

Donne-nous un peu de ta douceur afin que ceux qui nous approchent soient pacifiés.
Donne-nous un peu de ta clarté afin que nos actions et nos paroles soient pleines de la Lumière divine.
Donne-nous un peu de ton courage pour poursuivre notre tâche sans compter sur nous-mêmes mais sur la divine Providence.

Tu brilles dans le Ciel plus intensément qu’on ne l’imagine.
Marie et toi vous êtes les deux étoiles de feu embrasant la terre appauvrie du Feu de l’Amour divin.
Tu écoutes toutes nos demandes, toutes nos détresses car tu as souffert, peiné sans aucune plainte ni révolte.
Tu as veillé sur Marie ton épouse bien-aimée.
Veille sur l’Épouse de Ton Fils, cette Eglise dont Il est la pierre angulaire et dont tu es, toi, une pierre de choix.
Apprends-nous à être doux et humbles de coeur.

Amen

Icône de la Trinité et statue de la Vierge Marie

En 2015, deux oeuvres ont été offertes à la paroisse :

  • une icône de la Trinité, écrite par Michel Buyse, et donnée par ce dernier à l’occasion d’une exposition d’icônes qu’il a faite dans l’église ;
  • une statue de la Vierge à l’enfant, sculptée par Liliane Pichon, donnée par ses enfants à l’occasion de ses funérailles.

Vous trouverez un descriptif plus détaillé de ces deux oeuvres en cliquant ici.

Les curés de Sainte-Bernadette

Joseph LE LIDEC 1946-1957 : curé de Vélizy, créateur de la chapelle Saint-Joseph
François GALLIOT 1957-1965 : aumônier de la chapelle Saint-Joseph, nommé 1er curé de Sainte-Bernadette en 1959
Claude LABAU 1965-1968
Gérard CAYE 1968-1980
André HUBERT 1980-1989
Jean-Paul HENRY 1989-1996
Hervé LE QUELLEC 1996-2003
Hugues de WOILLEMONT 2003-2011
Ludovic SERRE 2011-

Depuis le départ du P. Le Quellec, le curé de Sainte-Bernadette est également curé de Notre-Dame-de-Lourdes à Chaville, où il réside.
Le presbytère est habité par un foyer d’accueil :

  • 2003-2007 : Sabine et Benjamin Protais
  • 2007-2011 : Céline et Ludovic Mauries
  • 2011-2015 : Alix et Pierre de Varax
  • 2015-2017 : Angelo et Marie Bottazzi
  • 2017 : un nouveau couple arrivera en septembre 2017

Vous trouverez en pièces jointes :

  • la liste des curés de Sainte-Bernadette, avec une brève biographie ;
  • la liste des curés, vicaires et prêtres associés de Sainte-Bernadette

Documents joints

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Dans l'Eglise

Diocèse de Nanterre

Eglise de France

Zenit, le monde de Rome

La Croix, urbi et orbi

Lectures du jour

Saint(s) du jour